Alors que j’étais confortablement installée chez Brume Coffee Shop, dans le Vieux-Nice, savourant un délicieux café comme j’aime faire, je me fais spontanément la remarque que ce serait chouette d’aller visiter un musée à Nice juste après. Le dernier en date remonte à il y a un an où je suis partie visiter la Fondation Maeght à Saint Paul de Vence et juste avant, j’avais visité le musée des arts asiatiques qui mettant en avant l’univers du tatouage japonais.
Il y a une dizaine de musées à Nice mais comme j’étais déjà dans le vieux-nice, le musée le plus proche était le Musée de la Photographie Charles Nègre à quelques minutes à pied seulement, ce qui tombe bien puisque je ne l’avais jamais visité. C’était donc l’occasion pour moi de découvrir un nouveau lieu dans cette ville de Nice.
Découvrir une exposition photo par hasard au Musée de la Photographie à Nice
Je suis entrée au musée sans savoir précisément ce que j’allais voir. Et c’est souvent comme ça que naissent les plus belles découvertes. C’est là que je suis tombée, un peu par hasard, sur l’exposition du photographe britannique Michael Kenna, un artiste que je ne connaissais pas du tout auparavant. Avant de découvrir l’exposition, j’en profite pour créer ma carte pass qui permet de visiter tous les musées de Nice gratuitement ! Une fois cela fait, j’entre dans l’univers de l’artiste. Dès les premières images, l’atmosphère m’apaise avec ce silence et cet espace, c’est toujours l’effet que cela me fait quand j’entre dans un musée. Le contraste avec l’agitation du Vieux-Nice est immédiat. Les photographies, toutes en noir et blanc, invitent à ralentir, à observer autrement. Pas de foule, pas de mouvement, juste des paysages épurés, des lignes, des arbres solitaires, des architectures presque abstraites.

L’univers minimaliste de Michael Kenna
Le travail de Michael Kenna se distingue par une grande sobriété visuelle. Ses images sont minimalistes, mais profondément émotionnelles. Grâce à l’utilisation de longues poses, les paysages sont comme figés. Chaque photographie raconte quelque chose de différent selon celui ou celle qui la regarde. On ne nous impose pas une lecture, on nous invite simplement à ressentir.
Au fond du musée, une petite salle propose un mini film documentaire consacré à Michael Kenna. J’ai bien sûr pris le temps de m’y arrêter, et c’est clairement un vrai plus dans la visite. Je trouve que les interviews des artistes sont toujours aussi importants dans une exposition, cela apporte une touche d’humanité puisqu’il partage sa démarche artistique, son travail, sa patience, son rapport au temps, à la solitude et à l’attente de la lumière parfaite. Découvrir sa vision et son processus de création donne une autre profondeur aux photographies exposées. On ne regarde plus seulement des images, on comprend l’intention derrière chaque prise de vue.
Quand Michael Kenna photographie Nice
Autre belle surprise de cette exposition : Michael Kenna a photographié Nice à plusieurs reprises, et certaines de ces œuvres sont visibles dans la galerie. Voir Nice à travers son regard est assez saisissant. La ville apparaît sous un angle beaucoup plus intime, loin des clichés ensoleillés de la Côte d’Azur. Ces images donnent une vision presque méditative de lieux pourtant familiers, et renforcent ce sentiment d’intemporalité qui traverse toute l’exposition.
Une pause culturelle au Musée de la Photographie à Nice
Si vous êtes de passage à Nice, ou si vous vivez sur la Côte d’Azur, je vous recommande vivement de faire une halte au Musée de la Photographie Charles Nègre. L’exposition de Michael Kenna est une véritable invitation à ralentir, à observer et à ressentir. Elle est ouverte jusqu’au 25 janvier 2026.

Informations Utiles
📍 1 place Pierre Gautier, 06300 Nice
📞 04 97 13 42 20
🕐 Ouvert tous les jours de 10h à 18h


